Publié le 17 Mars 2026
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Après plusieurs semaines de suspension liées à l’absence de budget, MaPrimeRénov’ a officiellement rouvert son guichet à la suite de l’adoption de la loi de finances 2026. Cette reprise permet à tous les ménages de déposer de nouveaux dossiers pour financer leurs travaux d’amélioration énergétique. Mais la reprise du dispositif s’accompagne d’un important retard administratif. Plus de 83 000 dossiers étaient déjà en attente à la fin de l’année 2025. Cette situation entraîne mécaniquement un allongement des délais d’instruction, dans un contexte où la demande reste très élevée pour améliorer la performance énergétique des logements.
Selon le ministère de la Ville et du Logement, la reprise du traitement des dossiers permet désormais de relancer les demandes suspendues. Toutefois, les délais de réponse restent plus longs qu’habituellement. Aujourd’hui, le délai moyen dépasse six mois pour une rénovation d’ampleur et environ trois mois pour une rénovation par geste, comme un changement de chaudière, de fenêtres ou des travaux d’isolation. Malgré ces tensions administratives, les règles d’éligibilité et les barèmes d’aide MaPrimeRénov’ restent globalement alignés sur ceux annoncés en 2025. Tous les ménages peuvent désormais solliciter l’aide, contrairement à certaines périodes de restriction observées l’année dernière.
Les projets de rénovation énergétique globale font désormais l’objet d’un accompagnement renforcé. Avant de déposer un dossier MaPrimeRénov’, les ménages doivent obligatoirement réaliser un rendez-vous personnalisé avec un conseiller France Rénov’.Ce rendez-vous ne remplace pas l’accompagnement par un Mon Accompagnateur Rénov’ (MAR), qui reste obligatoire depuis 2024 pour les rénovations d’ampleur. L’objectif est de sécuriser les parcours de rénovation et de limiter les fraudes.
Pour 2026, MaPrimeRénov’ dispose d’une enveloppe de 3,6 milliards d’euros, complétée par environ 500 millions d’euros issus des certificats d’économie d’énergie (CEE). L’Agence nationale de l’habitat (Anah) prévoit de financer 150 000 rénovations par geste et 120 000 rénovations d’ampleur, dont une large part en copropriété. Malgré les dossiers en attente, le dispositif reste l’un des piliers de la politique publique de rénovation énergétique du parc immobilier français.