Publié le 09 Avril 2026

Réalisé en ligne sur le panel propriétaire YouGov France en février 2026 sur 1009 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus, le baromètre Catella met en lumière les nouveaux changements dans le comportement des Français sur le plan immobilier. Voici ce qu’il faut retenir.
Même si la baisse des taux demeure le principal moteur de l'achat pour 58 % des personnes sondées, son influence s'effrite légèrement. À l'inverse, la fiscalité avantageuse est citée pour la première fois comme un critère décisif dans l’acquisition d’un bien immobilier par 41 % des Français, contre 34 % l’année précédente. Par ailleurs, cet intérêt est favorisé par la recomposition du paysage fiscal qui inclut l’élargissement du prêt à taux zéro, le retour de MaPrimeRenov’ et l'adoption du statut du bailleur privé.
Avec le fantasme du vert qui s’estompe progressivement au profit d’un pragmatisme urbain, le critère de la localisation des biens atteint 59 % et consolide la deuxième place derrière le prix. Ce retour est principalement imposé par la fin du télétravail généralisé et le besoin de proximité immédiate avec les écoles ou les commerces, en particulier en Île-de-France avec une exigence atteignant 65 %, mais aussi dans les grandes métropoles. Par ailleurs, le baromètre révèle que l’immobilier en 2026 n’est plus un réflexe patrimonial passif, mais plutôt un choix stratégique.
Face au durcissement des normes environnementales et à l'interdiction progressive des passoires thermiques, le diagnostic de performance énergétique (DPE) s'impose comme un indicateur de référence. En effet, selon l’étude réalisée, 45 % des acheteurs privilégient désormais les logements classés A ou B. Cependant, se focaliser sur ce facteur comporte le risque de survalorisation d’une étiquette au détriment de la performance réelle du bâtiment, selon Alexandre Chambault, directeur commercial VEFA et Associé de Catella Résidentiel.