Vous vivez dans un immeuble ancien mal isolé, avec des factures de chauffage qui s’envolent et un DPE en F ou G. Vous entendez parler de « rénovation globale » et d’aides publiques, mais vous avez peur du coût. Une récente note officielle apporte un éclairage concret : en 2024, 91 900 logements ont engagé une rénovation d’ampleur avec une aide de l’Anah, pour 2,4 milliards d’euros de subventions. Derrière ces chiffres, il y a peut-être votre copropriété.
Si vous êtes copropriétaire ou bailleur dans un immeuble, cette dynamique vous concerne directement : qui profite vraiment de MaPrimeRénov’ Ampleur, combien les travaux coûtent en moyenne, quelle part est prise en charge, et surtout, ce que cela change pour votre DPE et la valeur de votre logement.
Imaginez votre quotidien. Vous habitez un appartement dans un immeuble des années 60 ou 70. L’hiver, vous avez froid près des fenêtres, le chauffage collectif tourne à fond, et les charges de copropriété augmentent d’année en année.
Votre diagnostic de performance énergétique (DPE, le document qui classe le logement de A à G selon sa consommation) affiche une étiquette F ou G. Votre logement est alors considéré comme une « passoire thermique ». Concrètement, cela signifie :
En assemblée générale, on parle de travaux d’isolation, de changement de chaudière, de ventilation. Mais les montants annoncés font peur, et beaucoup de copropriétaires hésitent. C’est là que les aides de l’Anah (l’Agence nationale de l’habitat) et MaPrimeRénov’ Ampleur entrent en jeu.
Une note publiée par le Service des données et études statistiques montre que les rénovations d’ampleur aidées par l’Anah ont fortement progressé en 2024 : 91 900 logements ont engagé ce type de travaux, soit une hausse de 28 % en un an. Le montant total de subventions versées atteint 2,4 milliards d’euros.
Parmi ces rénovations, un dispositif se détache : MaPrimeRénov’ Ampleur, destiné aux travaux importants permettant un vrai saut de performance énergétique.
Si vos revenus sont modestes, cette statistique montre que le dispositif est réellement utilisé par des foyers comme le vôtre, et pas seulement par des profils très aisés. Autrement dit, la rénovation globale n’est plus réservée à une minorité.
Autre information clé si vous vivez en immeuble : les copropriétés représentent 42 % des rénovations d’ampleur aidées. Cela signifie qu’une part importante des projets concerne des immeubles entiers, et pas seulement des maisons individuelles.
À l’inverse, le dispositif Loc’Avantages, qui encourage les propriétaires à louer à des loyers modérés, ne pèse que 3 % dans ces rénovations. La dynamique actuelle est donc clairement orientée vers des travaux lourds sur le bâti, dont les copropriétés bénéficient largement.
Parmi les 91 900 logements aidés, 46 800 étaient des passoires thermiques qui ont été rénovées. Cela représente 51 % des logements concernés. Autrement dit, plus d’un logement sur deux aidé était en F ou G avant travaux.
Et l’effort est encore plus marqué pour MaPrimeRénov’ Ampleur : parmi ses bénéficiaires, 74 % des logements étaient des passoires thermiques. Si votre DPE est en F ou G, vous faites donc partie de la cible principale des rénovations d’ampleur actuelles.
La note donne deux chiffres très parlants :
En pratique, cela signifie qu’en moyenne, près des deux tiers du coût des travaux sont couverts par les aides publiques. Le reste reste à la charge des copropriétaires, souvent réparti selon les tantièmes (vos « parts » dans la copropriété).
Par exemple, pour un projet de 41 500 euros de travaux moyens par logement, une prise en charge à 63 % représente plus de la moitié de l’investissement financé par l’Anah. Votre reste à charge, lui, dépend de votre situation, de la nature exacte des travaux et des décisions prises en assemblée générale.
Si votre copropriété se lance dans une rénovation d’ampleur avec l’aide de l’Anah et MaPrimeRénov’ Ampleur, plusieurs effets concrets sont à attendre pour vous :
En contrepartie, il faut anticiper :
La hausse de 28 % des rénovations d’ampleur aidées, les 2,4 milliards d’euros de subventions, les 46 800 passoires thermiques rénovées et un taux moyen de prise en charge de 63 % montrent une chose : les copropriétés comme la vôtre passent à l’action, et les aides publiques peuvent réellement changer la donne.
Si votre immeuble est énergivore, c’est le bon moment pour :
Chez DIDAXIS 67, nous pouvons vous accompagner sur la partie diagnostics (DPE, audit énergétique, état de l’immeuble) pour que votre copropriété prenne ses décisions sur des bases claires et chiffrées, et profite au mieux des dispositifs actuellement mobilisés pour la rénovation globale.